FRUITS BUHLMANN

Les produits du terroir à votre porte

Vendanges de la seule parcelle qui appartienne à la Confrérie des Vignerons: la Doges à La Tour-de-Peilz (VD)

Source: Couleurs locales, 12 Octobre 2018

Raisinée 2018

Venez partager avec nous un moment convivial autour du grand chaudron et d’un bon verre!

Comme chaque année vous aurez la possibilité de faire vos achats aux marché paysan et plusieurs stands de nourriture vous seront proposés ainsi que la dégustation de nos vins et autres spécialités locales.

Quelques photos des années précédentes

POMPOM

Découvrez la gamme de jus POMPOM
Vous trouverez au marché les boissons locales artisanales POMPOM qui propose des jus à base de pommes cultivées par Willy & Xavier Bühlmann mélangés à d’autres fruits 100% suisse, non concentrés, sans additifs et sans sucres ajoutés.


Cofondateurs, le cuisinier Lausannois Pablo Reyes Del Canto et l’arboriculteur-viticulteur Willy Buhlmann

Les jus POMPOM sont commercialisés et distribués par la société
Hic et nunc Sàrl, rue César-Roux 4, CH-1005 Lausanne
Plus d’info ici : https://pompom.swiss

SôP – Savons naturels en vente au marché

Nouveau au marché paysan!
Vente de savons artisanaux pour le respect de votre peau et de l’environnement!
La savonnerie à froid, un peu de magie… et beaucoup de plaisir à créer un objet utile et beau.
Consommer un savon 100 % naturel, quel plaisir ! Point de vue qualité, aucun savon industriel n’arrive à la cheville d’un bon savon artisanal. Celui-ci est plus hydratant (haute teneur en glycérine et surgraissage) et plus doux pour la peau. Sans conservateur, sans agent moussant, sans parfum synthétique et sans colorant chimique et donc préserve l’environnement et la santé. De plus, quel bonheur de le partager autour de soi.
Vous trouverez mes savons et shampooing au marché pour 8.- (100g) ou alors vous pouvez passer commande en écrivant un mail à sop.cherpillod@gmail.com
Livraison gratuite sur la Riviera à partir de 5 savons.
Merci et au plaisir de vous rencontrer, Carine Cherpillod-Bühlmann

Comment c’est fait?

En très résumé, le savon est le produit d’une réaction chimique entre un corps gras (huile végétale) et une base (hydroxyde de sodium) à une température variant entre 27-45 °C. Une fois que la pâte a pris (trace), elle est coulée dans un moule isolé thermiquement pendant 24h. Ensuite le savon est démoulé, coupé et mis à sécher à l’air durant minimum 4 semaines.Les molécules de savon permettent de nettoyer alors que la glycérine est un excellent hydratant qui contribue à la qualité du savon. La saponification est une réaction totale, toute la soude est consommée. Reste alors le surplus d’huile non saponifiée. Le savon sera dit « surgras ». Ce surgraissage va apporter une plus grande douceur et des propriétés nourrissantes et adoucissantes au savon.

Le passage de l’agriculture à l’ère numérique s’accélère

High tech – Entre drones et robots, les avancées technologiques profiteraient tant à la nature qu’au producteur selon les acteurs.

Sans l’informatique, ce drone épandeur, testé chez Willy Buhlmann à Blonay, ne pourrait pas voler.

Sans l’informatique, ce drone épandeur, testé chez Willy Buhlmann à Blonay, ne pourrait pas voler.Image: Patrick Martin

Le monde agricole n’est pas en reste en matière de digitalisation. Robots et technologies de l’information sont en plein développement pour les métiers de la terre. Améliorer les cultures en profitant de la vue du ciel fait partie des options prometteuses. Ainsi, les agriculteurs et viticulteurs romands étaient invités mardi à Blonay par l’École Suisse du drone et le fabricant chinois DJI. L’objectif était évidemment publicitaire mais la démarche montre la tendance.

Si les images satellites sont aujourd’hui utilisées pour l’analyse des cultures, l’intérêt des engins à hélices pour les prises de vues aériennes saute aux yeux. Commodité, coûts abordables, flexibilité. Sans parler du côté ludique du pilotage de ces petits engins, que l’on trouve facilement dans les commerces.

Mais si la marque DJI s’est imposée dans le grand public avec ses appareils munis de caméras, le constructeur met sa croissance à profit pour viser des secteurs plus confidentiels. Depuis l’an dernier, il commercialise un drone destiné au traitement des cultures. Les huit moteurs du modèle Agras emportent 10 litres de produit dans les airs. Le tout permet de pulvériser jusqu’à un hectare de cultures. La démonstration faite dans un vignoble de Blonay est étonnante. La poussée des hélices projette le produit vers le feuillage avec une force inattendue. «Nous en avons déjà vendu 11’000 rien qu’en Chine, principalement pour des cultures de riz et de céréales», révèle Summer Deng, responsable des ventes de DJI.

Comparé au vacarme des hélicoptères, le bruit généré par cet engin relève du chuchotement. «C’est un appareil plein d’avenir, surtout dans la mesure où le traitement par hélicoptère est menacé en Suisse», estime Frédéric Gex, à l’École Suisse du drone. Ceci d’autant plus que, au centre d’une Europe plus restrictive, la législation helvétique projette une image d’Eldorado du drone. En dessous de 30 kg – ce qui est le cas de l’appareil présenté – même un enfant pourrait légalement en prendre les commandes. Heureusement, l’électronique en fait un appareil susceptible de survoler une parcelle sans même toucher aux manettes.

Reste à voir si les traitements sont réellement efficaces en viticulture ou en arboriculture. C’est ce qu’observe Dorothea Noll, à la Haute École de viticulture de Changins. Pour avoir participé à plusieurs travaux de modélisation des cultures, avec des images aériennes prises par drone, elle conserve un point de vue critique. «Le drone c’est tendance et le défi est aujourd’hui de faire quelque chose des possibilités qu’il offre», dit-elle. Tout le défi réside dans le traitement et l’interprétation des données récoltées.

À Prométerre, l’ère numérique est bien présente dans les réflexions. Stéphane Teuscher y rappelle l’existence de robots de traite depuis dix ans et d’outils météorologiques d’aide à la décision. «Ce qui est en cours vise à la fois à réduire l’impact des cultures sur l’environnement et améliorer l’efficience économique», dit-il. Moins de produits, dispersés au meilleur moment, profitent tant à la nature qu’au producteur. Pour le spécialiste, le prochain pas ira vers une traçabilité sans faille de toute la chaîne de production. Ceci par le biais des blockchains, une base de données décentralisée qui a fait ses preuves avec la fameuse monnaie virtuelle, le bitcoin.

Source: 24 heures – créé: 22.11.2017, 06h48

Des jus qui chantent PomPom

Depuis Blonay, ces cocktails jouent une belle partition à base de pommes.

Pablo Reyes Del Canto et Willy Bühlmann autour de leur embouteilleuse.

Pablo Reyes Del Canto et Willy Bühlmann autour de leur embouteilleuse.
Image: Philippe Maeder

On a beaucoup ri, enfant, des pom-pom-pom-pom attribuées à Beethoven. Pablo Reyes Del Canto et Willy Bühlmann, eux, la jouent en PomPom seulement, mais ils la jouent bien avec cette gamme de jus de pomme enrichis de saveurs diverses. Tout est parti de Berne où le premier, cuisinier vaudois de son métier, est parti travailler quelques années. «Là-bas, le jus de pomme est une institution et on le sert dans les bistrots depuis des carafons de 15 litres qui ont le petit robinet en bas. Ils ont le culte des produits locaux», explique le bon géant bien baraqué.

De retour en Suisse romande, Pablo cherche à développer un produit autour de ce jus de pommes. «Vous savez qu’on produit en Suisse 155 000 tonnes de ce fruit? Il faut en faire quelque chose», poursuit-il. L’avantage d’un cuisinier, c’est qu’il sait élaborer des recettes et marier des produits. Il enrichit donc son produit de base d’autres jus selon les saisons. L’un se conjugue avec la cerise, l’autre avec le kiwi, le troisième avec le raisin, la poire, etc. «C’est un produit qui n’existait pas en Suisse romande, il y avait donc un marché à ouvrir.»

Mais il fallait d’abord trouver un producteur prêt à le suivre dans sa démarche. Après avoir essuyé quelques refus d’arboriculteurs qui le prenaient pour un citadin illuminé, il tombe sur Willy Bühlmann, à Blonay. L’agriculteur à l’esprit d’entrepreneur et l’urbain exubérant s’entendent tout de suite. Willy a les arbres, fait déjà du jus de pommes «normal», et est prêt à mettre à disposition ses locaux pour l’embouteillage. Surtout, il partage les exigences de Pablo pour la fabrication. L’aventure PomPom peut démarrer.

Comme mardi dernier, la fabrication est encore artisanale. La veille, Willy a apporté ses pommes au pressoir, un cocktail de gala, de golden, de boskop, voire d’un peu de Jazz ou d’idared, selon les semaines. Les autres jus, eux, sont souvent déjà pasteurisés au moment du mélange. «On n’a pas de cerise en hiver», rigole Willy. Mais la traçabilité est parfaite pour chacun d’eux puisque le nom du producteur figure au dos de la bouteille.

Le mélange effectué contient encore 20% d’eau. «C’est surtout pour alléger le jus, pour qu’il ne soit pas pâteux et doux, explique Pablo. Sinon, on est vite saturé. C’est un peu la constance de nos recettes: face à la pomme, souvent très sucrée, on cherche du dynamisme, du nerf, qu’apporte l’acidité du kiwi ou du raisin.»

Le jus ainsi mélangé passe ensuite par une machine qui le pasteurise, à 76 ºC minimum, avant l’embouteillage, presque en famille avec Nelson, le papa, et Francisco, le frère cadet. Les bouteilles sont ensuite stockées à l’envers, le temps de la pasteurisation. «Parce que nos produits sont 100% naturels, sans conservateur ou colorant.» Comme on peut le constater au dos des bouteilles. Dont les étiquettes, d’ailleurs, sont également artisanales puisque chacune des variétés a été illustrée par un graphiste ou un artiste différent. «J’adore ces jus, avoue Pablo avec son sourire ravageur. Leur goût évolue aussi au cours de l’année puisque les pommes sont à chaque fois légèrement différentes. Et je me réjouis de l’arrivée du printemps pour lancer de nouvelles recettes.» Il rêve de cassis, de fraise, de mélisse citronnée. Et il est sur une piste pour trouver du gingembre suisse.

pompom.swiss

Source: 24 heures – créé: 12.01.2017, 16h21

Flavescence dorée: lutter et replanter

Source: L’écho des campagnes – Terre&Nature

La végétation a repris ses droits dans les vignobles de la Riviera. L’heure est à l’ébourgeonnage et au repiquage, sur fond de surveillance sanitaire.

Barbues en main, Xavier et Willy Bühlmann sont dans les starting-blocks. Père et fils exploitent ensemble un domaine d’une vingtaine d’hectares de vignes, cultures fruitières et herbages autour de Blonay (VD) et s’apprêtent à replanter un parchet de 3500 m2, du Domaine des Doges, sur les hauts de La Tour-de-Peilz (VD). En effet, l’automne dernier, des analyses moléculaires effectuées sur des ceps malades de ladite parcelle ont révélé qu’ils étaient atteints de flavescence dorée. Cette maladie bactérienne présente au Tessin et en France est redoutée pour ses conséquences sur la pérennité du vignoble. L’arrachage de la parcelle est aussitôt ordonné par le Canton. «Un moment assez particulier à vivre», avouent les Bühlmann, qui venaient tout juste de reprendre ces vignes en tâche. Une fois les souches brûlées, la parcelle a été retournée. «On en a profité pour la rendre plus mécanisable.»


Les viticulteurs blonaysans ont donc consacré leur fin d’hiver à construire des terrasses, puis à les piqueter et à les échalasser. «On y plantera du chasselas. Le marché semble demandeur», glisse Xavier Bühlmann. Ces prochains jours, cette étape délicate du repiquage va donc occuper trois personnes pendant une semaine, l’heure est également à l’ébourgeonnage. Les coups de froid de fin avril-début mai ne semblent pas avoir affecté la dizaine d’hectares de vignes que Willy et Xavier travaillent sur la Riviera. S’ensuivront les premiers traitements contre l’oïdium et le mildiou. «Avec cette alternance pluie-soleil, tout peut aller très vite, il faut être réactif», confie Xavier Bühlmann, qui vient également de poser des diffuseurs de phéromones dans ses vignes, afin de lutter par confusion contre le ver de la grappe.

106 hectares concernés

Un autre traitement ordonné par le Canton s’imposera ce printemps, chez les Bühlmann, comme chez une cinquantaine d’autres viticulteurs de la région, afin d’éradiquer la cicadelle, l’insecte vecteur de la flavescence dorée. «Courant juin, 106 hectares de vignes seront donc traités à deux reprises contre cet insecte qui en se nourrissant sur un cep malade peut aller en contaminer d’autres, sains», précise Michel Jeanrenaud, chargé de la lutte contre la flavescence dorée au Service vaudois de l’agriculture. Cette lutte systématique est aux yeux des autorités la seule façon de combattre efficacement la maladie qui pourrait ravager des centaines d’hectares. «L’enjeu n’est pas seulement sanitaire, mais également économique, au vu de l’importance de la viticulture dans la région.» Chez Bühlmann, on considère que cette lutte chimique est un mal nécessaire. «Espérons que cette molécule de synthèse ne vienne pas déséquilibrer ce qu’on a réussi à mettre en place ces dernières années», soupire Willy Bühlmann. Le vigneron est en effet parvenu à s’affranchir totalement des interventions chimiques contre les insectes, grâce à la lutte intégrée à l’aide d’auxiliaires, comme les typhlodromes.

La réponse de Michel Jeanrenaud se veut rassurante: «La molécule qu’on utilisera ces prochaines semaines cible spécifiquement la cicadelle. La matière active est neutre pour les auxiliaires ainsi que pour les abeilles.» En attendant, la vigilance sera particulièrement de mise cette année, pour les Bühlmann comme pour leurs collègues de la Riviera.

TEXTE(S):CLAIRE MULLER

PHOTO(S):CLAIRE MULLER

Le Canton donne l’assaut à la flavescence dorée

source: 24 heures

Vigne – L’Etat s’attaque à une maladie qui fait son apparition dans le canton de Vaud, sur la Riviera. Elle est propagée par un insecte, la cicadelle.

De cette vigne, il ne reste qu’un terrain labouré. Tous les pieds viennent d’être arrachés. Sur la parcelle voisine, d’autres ceps, peints en orange, sont aussi condamnés. Nous sommes au lieu dit La Doges, sur les hauteurs de La Tour-de-Peilz, à la frontière avec les communes de Blonay et de Montreux. C’est dans ce vignoble, propriété de la Confrérie des vignerons de Vevey, que la flavescence dorée vient de faire son apparition pour la première fois au nord des Alpes en Suisse. Deux autres petites vignes toutes proches ont aussi été touchées par cette maladie. Jusqu’ici, sa présence dans ce pays était limitée au Tessin, où elle est présente depuis 2004.

Plusieurs cépages touchés

Ces derniers jours, le Canton de Vaud est passé à l’attaque, édictant plusieurs mesures pour éviter que le mal ne se propage, voire pour l’éradiquer. «L’Etat a délimité un périmètre de lutte de 70 hectares autour du vignoble de La Doges», explique François Murisier, conseiller de la Confrérie des vignerons de Vevey et ancien directeur de la section viticulture-œnologie à l’Agroscope de Changins.

«Le réchauffement climatique favorise à coup sûr l’extension de la maladie vers le nord»

Sur la parcelle de la Doges, louée à Obrist, et qui s’étend sur 15 000 m2, près de 3500 m2 de vignes ont ainsi été arrachés sur ordre de l’Etat. «L’an passé déjà, le Service de l’agriculture m’avait demandé de déterrer les ceps dont les feuilles étaient très fortement colorées, commente Xavier Bühlmann, vigneron-tâcheron pour le compte d’Obrist. Mais, cet automne, les feuilles se sont encore davantage colorées.»

Des tests plus approfondis ont donc été effectués. Et les analyses moléculaires pratiquées par le laboratoire de phytoplasmologie d’Agroscope à Changins ont fait apparaître la présence de la flavescence dorée sur des ceps de gamay, garanoir, gamaret, mara et pinot noir d’âge variable. Le chasselas semble plus résistant à la maladie. «Ces tests nous ont confirmé qu’il ne s’agissait pas du bois noir, une autre jaunisse de la vigne, moins dangereuse mais qui présente les mêmes symptômes, coloration des feuilles avec enroulement vers le bas, dessèchement de la rafle, flétrissement de la grappe, ou encore non-aoûtement des sarments», précise Jean-Michel Bolay, ingénieur viticole au Service de l’agriculture.

Dissémination très rapide

Les jaunisses de la vigne sont provoquées par des phytoplasmes, sortes de bactéries. La flavescence dorée est la plus importante et la plus redoutée (lire ci-dessus). Car avec son développement épidémique, caractérisé par une dissémination très rapide dans les vignobles, elle figure parmi les maladies de quarantaine soumises à la lutte obligatoire. «C’est pourquoi il est impératif d’annoncer rapidement l’existence de plantes présentant ces symptômes lorsque leur densité atteint cinq ceps par are, poursuit Jean-Michel Bolay. Le Canton va d’ailleurs s’engager à indemniser les vignerons touchés. Sans traitement, la vigne risque de mourir. Mais, à l’exemple du Tessin, où la maladie est présente depuis onze ans, le vignoble peut survivre avec des mesures adéquates.» A défaut d’un traitement curatif contre la flavescence dorée, ces mesures relèvent avant tout de la lutte indirecte, engageant l’arrachage et l’élimination des plants malades, mais aussi la lutte contre la cicadelle, vecteur de la maladie, à l’aide d’insecticides. «La Confrérie des vignerons de Vevey veut aussi former ces experts à la lutte contre ce fléau», glisse Xavier Bühlmann.

La flavescence dorée est transmise de cep à cep par la cicadelle, mais aussi par l’homme, dans le cadre du commerce de plants de vignes. «Au vu des nombreux échanges des viticulteurs vaudois avec la Savoie, déjà fortement touchée par la maladie, le risque de propagation est réel», ajoute Jean-Michel Bolay. Les pépiniéristes viticoles doivent donc traiter par thermothérapie les barbues (jeunes plants) lors de la production des plants de vigne. De plus, un passeport phytosanitaire est désormais nécessaire lors de la mise en circulation de matériel végétal.

Après les fruits, il espère vendre de l’énergie solaire

LA TOUR-DE-PEILZ | L’agriculteur Willy Bühlmann souhaite installer 280 panneaux photovoltaïques sur le toit de sa ferme. De quoi éclairer chaque année une quinzaine de ménages

© CHANTAL DERVEY | Willy Bühlmann, agriculteur

Willy Bühlmann, agriculteur, croit aux énergies renouvelables. Moyennant l’aval de Berne, le toit de sa ferme (en contrebas) pourrait accueillir la plus grande installation de panneaux solaires de la Riviera.

Raphaël Delessert | 27.01.2009 | 00:00
On a tous déjà croqué dans une de ses pommes, vendues sur la Riviera exclusivement. Agriculteur à La Tour-de-Peilz depuis plus de quarante ans, Willy Bühlmann cultive près de 18 hectares sur les hauts de la commune. On y trouve des vignes et des vergers; raisin, pommes, poires, pruneaux ou cerises sont vendus pour moitié à des commerces de la région, pour l’autre moitié directement à la ferme. «Il y a un engouement croissant pour la vente directe. De mon côté, outre le caractère écologique de la démarche, j’y trouve des intérêts financiers, puisqu’il n’y a plus d’intermédiaires, et humains, à travers les contacts avec ma clientèle», explique Willy Bühlmann.
Enclin à promouvoir les aliments de saison et de proximité, l’agriculteur souhaite depuis trois ans ajouter une nouvelle corde à son arc écolo en installant des panneaux solaires sur le toit de son exploitation. Un souhait qui pourrait devenir réalité dès l’été prochain, avec la pose de 280 panneaux photovoltaïques noirs, couvrant une surface de 341 m2, sur son toit. Il s’agirait dès lors de la plus grande installation de ce type sur la Riviera. «Planes et sans cheminée ni velux, les toits des exploitations agricoles se prêtent particulièrement bien à de larges surfaces», note Nico Lugt, de la société spécialisée Sunergic. Production annuelle minimale: 50 000 kW/h, soit de quoi alimenter en électricité une quinzaine de ménages tout au long de l’année. Reste encore, détail non négligeable, à débourser 400 000 francs pour l’achat et l’installation des panneaux.
Là, Willy Bühlmann espère bénéficier de l’offre faite aux producteurs d’électricité par l’Office fédéral de l’énergie. En substance, le courant est entièrement injecté sur le réseau à prix coûtant. La Confédération, par le biais d’un fonds spécial, garantit au producteur d’électricité issue d’énergies renouvelables qu’il pourra vendre son courant pendant vingt-cinq ans. A La Tour-de-Peilz, l’électricité produite par Willy Bühlmann pourrait ainsi lui rapporter quelque 30 000 francs par année. Les panneaux seraient ainsi amortis en une quinzaine d’années, calcule-t-il.
Sur liste d’attente
Le projet attend encore l’aval de la société de réseau nationale chargée de gérer les demandes; or, l’intérêt pour les offres de rétribution du courant photovoltaïque est grand, et les prétendants se comptent par milliers dans toute la Suisse.
Résultat: l’agriculteur est sur liste d’attente. «J’ai bon espoir que mon projet aboutisse. Cette démarche est dans la logique de ce que je fais déjà.» Rappelons que, à l’horizon 2030, la Confédération espère que 10% de l’électricité consommée en Suisse seront produits à partir d’énergies renouvelables (solaire, éolienne ou hydraulique).

Source URL (Extrait le 22.02.2009 – 12:05): http://www.24heures.ch/vaud/actu/fruits-espere-vendre-energie-solaire-2009-01-26

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